Après des semaines, parfois des mois, de collecte de données, vient un moment tout aussi déterminant pour la réussite de votre mémoire de fin d’études : la présentation des résultats. C’est cette partie qui va démontrer, de façon factuelle et rigoureuse, ce que votre étude a réellement permis d’observer, de mesurer ou de comprendre. Pourtant, beaucoup d’étudiants la sous-estiment, la confondent avec la discussion, ou peinent à choisir le bon format de présentation selon qu’ils travaillent avec des données quantitatives ou qualitatives.
Une présentation de résultats efficace ne se limite pas à aligner des chiffres ou des citations d’entretiens : elle organise l’information de façon claire, hiérarchisée et directement reliée à la problématique et aux hypothèses de recherche. Un jury doit pouvoir, à la simple lecture de cette partie, comprendre ce que votre étude a révélé, sans avoir encore besoin de votre interprétation personnelle.
Sur cette page, nous allons voir comment présenter efficacement des résultats issus de variables quantitatives, comment présenter des résultats issus de données qualitatives, quels outils et formats utiliser dans chaque cas, et comment structurer cette partie pour convaincre votre jury. Des tableaux comparatifs vous aideront à visualiser rapidement les bonnes pratiques selon le type de données mobilisées. Par ailleurs, vous pouvez bénéficier de notre aide professionnelle pour présenter vos résultats de façon scientifique.

La partie résultats constitue le cœur empirique de votre mémoire. C’est elle qui transforme votre travail de collecte de données en connaissances exploitables. Elle remplit plusieurs fonctions essentielles :
Une présentation de résultats bien construite facilite considérablement la rédaction de la discussion qui suivra, car elle offre une base claire et organisée sur laquelle appuyer votre interprétation.
Nos experts académiques sont toujours disponibles pour vous aider à bien présenter vos résultats.
Quelle que soit la nature des données mobilisées, la partie résultats gagne à suivre une structure claire et logique, généralement organisée en fonction des objectifs de recherche ou des hypothèses formulées dans le cadre théorique.
Commencez par rappeler brièvement les objectifs ou hypothèses que cette partie va permettre d'éclairer, afin d'orienter la lecture du lecteur.
Avant de présenter les résultats proprement dits, décrivez brièvement les caractéristiques de votre échantillon (nombre de répondants, profil sociodémographique, taux de réponse), qui permettent de contextualiser les résultats qui suivent.
Organisez la présentation de vos résultats selon une logique cohérente : par variable étudiée pour une approche quantitative, par thème identifié pour une approche qualitative, ou par hypothèse de recherche pour une approche mixte.
Chaque résultat significatif doit être appuyé par un support visuel ou textuel adapté : tableau de statistiques, graphique, ou verbatim représentatif, systématiquement commenté dans le texte.
Terminez cette partie par une synthèse récapitulative des résultats les plus significatifs, sans encore les interpréter en profondeur : cette interprétation trouvera sa place dans la partie discussion.

Les variables quantitatives sont des données chiffrées, mesurables, qui se prêtent à un traitement statistique. On distingue généralement deux grandes catégories.
La présentation de résultats quantitatifs repose principalement sur trois types d’outils, souvent combinés.
Les statistiques descriptives permettent de résumer les données collectées : moyenne, médiane, mode, écart-type, minimum, maximum, effectifs et pourcentages. Elles constituent la base de toute présentation de résultats quantitatifs, avant même d’aborder les analyses plus complexes.
Les tableaux de données organisent les résultats de façon lisible et synthétique, en particulier lorsqu’il s’agit de croiser plusieurs variables (tableaux croisés) ou de présenter les résultats de tests statistiques.
Les représentations graphiques (histogrammes, diagrammes en barres, diagrammes circulaires, nuages de points, boîtes à moustaches) permettent de visualiser rapidement une tendance, une distribution ou une corrélation, souvent plus efficacement qu’un tableau de chiffres.
Une présentation type de résultats quantitatifs suit généralement cette logique :
| Type de variable | Objectif de l'analyse | Représentation graphique recommandée |
|---|---|---|
|
Variable qualitative nominale convertie en fréquence | Comparer des catégories |
Diagramme en barres ou diagramme circulaire |
|
Variable discrète (score, nombre d’occurrences) |
Visualiser une distribution | Histogramme |
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Variable continue (âge, revenu, durée) |
Visualiser une distribution et détecter des valeurs extrêmes |
Boîte à moustaches (box plot) |
|
Deux variables continues |
Visualiser une corrélation |
Nuage de points (scatter plot) |
| Évolution dans le temps | Visualiser une tendance |
Courbe d’évolution (diagramme linéaire) |
|
Comparaison de plusieurs groupes |
Comparer des moyennes ou proportions entre groupes |
Diagramme en barres groupées |
Exemple pour une donnée quantitative :
« L’analyse des réponses au questionnaire révèle que 62 % des salariés interrogés estiment que le télétravail a renforcé leur autonomie professionnelle (Tableau 4). Un test de corrélation de Pearson met en évidence une relation significative entre le nombre de jours de télétravail hebdomadaires et le niveau d’engagement perçu (r = 0,41 ; p < 0,01). »
Exemple pour une donnée qualitative :
« L’analyse thématique des entretiens fait émerger un thème récurrent autour de la perte de lien social, évoqué par 9 des 12 participants interrogés. Comme le souligne un des répondants : ‘On perd le contact avec les collègues, les échanges informels qui font aussi partie du travail.’ Ce constat contraste avec le discours plus positif de trois autres participants, qui valorisent davantage l’autonomie retrouvée grâce au télétravail. »
Ces deux exemples illustrent une présentation factuelle, appuyée sur des données précises (statistique ou verbatim), sans interprétation approfondie à ce stade du mémoire.

Les données qualitatives, recueillies par exemple à travers des entretiens, des observations ou des focus groups, ne se prêtent pas à un traitement statistique classique. Leur présentation repose sur une logique différente, centrée sur l’organisation thématique et l’illustration par le verbatim.
Le tableau thématique est l’un des outils les plus utilisés : il liste les grands thèmes identifiés dans l’analyse, avec pour chacun une brève description et un ou plusieurs verbatims illustratifs.
La matrice de synthèse permet de croiser plusieurs thèmes avec différents profils de répondants, afin de mettre en évidence des convergences ou des divergences entre les groupes étudiés.
L’arbre thématique ou la cartographie conceptuelle offre une représentation visuelle de l’organisation hiérarchique des thèmes et sous-thèmes issus de l’analyse, particulièrement utile pour des analyses complexes comportant de nombreuses catégories.
La présentation narrative consiste à décrire, sous forme de texte structuré par thème, les résultats obtenus, en alternant analyse et illustrations par le verbatim.
| Méthode de présentation | Description | Cas d'usage recommandé |
|---|---|---|
| Tableau thématique |
Liste des thèmes avec description et verbatims associés |
Analyse thématique classique, entretiens semi-directifs |
| Matrice de synthèse croisée |
Croisement des thèmes avec les profils de répondants |
Comparaison entre plusieurs groupes ou catégories |
| Arbre ou carte thématique |
Représentation visuelle hiérarchisée des thèmes et sous-thèmes |
Analyses complexes avec de nombreuses catégories |
| Présentation narrative |
Texte structuré par thème, alternant analyse et verbatims |
Études de cas, récits de vie, approche phénoménologiques |
| Portraits ou profils Types |
Synthèse individualisée de personnes avec les profils, cases représentants |
Études de cas multiples, recits biographiques |
Avant de rédiger le moindre paragraphe, construisez un plan détaillé de cette partie, organisé par variable, thème ou hypothèse, et associez à chaque section les tableaux, graphiques ou verbatims que vous prévoyez d’utiliser.
Utilisez un vocabulaire descriptif (« les résultats montrent que… », « on observe que… ») plutôt qu’interprétatif (« cela prouve que… », « on peut en conclure que… »), ce dernier registre étant réservé à la partie discussion.
Assurez-vous que chaque chiffre ou pourcentage mentionné dans le texte correspond exactement aux données présentées dans les tableaux ou graphiques associés, afin d’éviter toute incohérence facilement repérable par le jury.
Un tiers non familier de votre sujet permet souvent de repérer les passages peu clairs ou les tableaux mal légendés, que vous ne percevez plus après plusieurs relectures.
Lors de la soutenance, le jury interroge fréquemment les résultats présentés, notamment leur méthode de calcul ou d’analyse. Assurez-vous de maîtriser parfaitement chaque donnée présentée, y compris les détails techniques des tests statistiques ou de la méthode de codage utilisée lors de la rédaction du mémoire.
| Critère | Résultats quantitatifs | Résultats qualitatifs |
|---|---|---|
| Nature des données présentées : | Chiffres, pourcentages, statistiques | Thèmes, catégories, verbatims |
| Outils principaux graphiques : | Tableaux de fréquences, graphiques, tests statistiques | Tableaux thématiques, matrices, verbatims |
| Logique de présentation : | Par variable ou par hypothèse testée | Par thème ou par catégorie émergente |
| Niveau d’objectivité apparente : | Élevé (données chiffrées) | Nécessite une posture réflexive, assumer |
| Risque principal : | Sur-interprétation de résultats statistiques non significatifs | Sélection biaisée des verbatims présentés |
| Logiciels ou moyens utilisés : | SPSS, R, Excel, Jamovi | Nvivo, Atlas.ti ou logiciel, manuel structuré |
| Formulation type : | “% des répondants déclarent” | “Plusieurs répondants évoquent” |
L’une des erreurs les plus fréquentes chez les étudiants consiste à mélanger la présentation des résultats avec leur interprétation. Ces deux exercices, bien que liés, obéissent à des logiques différentes.
Dans certains mémoires, notamment en sciences de gestion, ces deux parties peuvent être fusionnées (« résultats et discussion »). Il est essentiel de vérifier les exigences méthodologiques propres à votre établissement avant de choisir la structure à adopter.
Vous pouvez vous libérer de cette tâche en décidant d’acheter un mémoire de licence ou master sur notre site.
La qualité formelle des tableaux et graphiques a un impact direct sur la lisibilité — et donc sur l’évaluation — de votre mémoire. Quelques règles simples permettent d’en garantir la qualité :

La partie résultats représente généralement entre 20 % et 30 % du volume total du mémoire, ce qui en fait, avec le cadre théorique, l’une des parties les plus substantielles du document. Pour un mémoire de 60 à 80 pages, cela correspond en moyenne à 15 à 25 pages, incluant les tableaux et graphiques.
Cette longueur peut varier selon la richesse des données collectées : une étude qualitative avec de nombreux entretiens ou une étude quantitative testant plusieurs hypothèses nécessite généralement un développement plus conséquent.
Comme évoqué plus haut, présenter un résultat en l’interprétant immédiatement (« 58 % des répondants sont favorables, ce qui montre que… ») anticipe sur la discussion et nuit à la clarté de la démonstration.
Un résultat, aussi intéressant soit-il, doit toujours être relié explicitement à un objectif de recherche ou à une hypothèse. Présenter des données isolées, sans justifier leur pertinence, affaiblit la cohérence de cette partie.
Un tableau ou un graphique non commenté dans le texte est une occasion manquée de démontrer votre capacité d’analyse. Chaque support visuel doit être accompagné d’un commentaire écrit, même bref.
En recherche qualitative, il est essentiel de présenter une diversité de points de vue, y compris les propos qui nuancent ou contredisent la tendance générale observée, afin de garantir l’honnêteté scientifique de la présentation.
En recherche quantitative, présenter une différence ou une corrélation sans mentionner sa significativité statistique (p-value, intervalle de confiance) peut conduire à des conclusions hâtives et non fondées.
Une partie résultats surchargée d’informations secondaires, sans hiérarchisation claire entre les résultats principaux et les résultats accessoires, complique inutilement la lecture pour le jury.
Présenter les résultats d’un mémoire de fin d’études, qu’ils soient issus de variables quantitatives ou de données qualitatives, exige une démarche rigoureuse et méthodique : organiser l’information par variable, thème ou hypothèse, choisir les outils de présentation adaptés à la nature des données (tableaux et graphiques statistiques pour le quantitatif, tableaux thématiques et verbatims pour le qualitatif), et conserver un style factuel, sans anticiper sur l’interprétation.
Une présentation de résultats claire, bien illustrée et directement reliée à la problématique constitue la pierre angulaire d’un mémoire convaincant : elle offre au jury une base solide pour évaluer la qualité de votre recherche, avant même d’aborder la discussion et les recommandations qui viendront enrichir et conclure votre travail. Vous pouvez solliciter notre agence de rédaction de mémoire pour toute préoccupation rédactionnelle.
Non, il est recommandé de sélectionner les résultats les plus pertinents au regard de la problématique et des hypothèses de recherche. Les résultats secondaires peuvent être présentés en annexe plutôt que dans le corps du texte.
Oui, notamment dans le cadre d’une méthodologie mixte. Il est alors recommandé d’organiser la présentation par objectif de recherche, en croisant les résultats quantitatifs et qualitatifs qui éclairent chaque objectif, plutôt que de les juxtaposer sans lien.
Il n’existe pas de règle stricte, mais il est conseillé d’inclure au moins deux à trois verbatims différents par thème principal, idéalement issus de répondants différents, afin d’illustrer la diversité des points de vue recueillis.
Non. Seuls les tableaux essentiels à la compréhension des résultats principaux doivent figurer dans le corps du texte. Les tableaux plus détaillés ou secondaires (sorties statistiques complètes, tableaux croisés exhaustifs) peuvent être placés en annexe.
Il est essentiel de les présenter avec la même rigueur que les résultats attendus. Un résultat non significatif ou contraire à l’hypothèse initiale n’est pas un échec : il constitue une donnée scientifique à part entière, qui sera discutée dans la partie suivante du mémoire.